La thème du mois Octobre
LE LIVRE DE LA LIBERTÉ
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« Écris ces paroles, car c’est conformément à ces paroles que je traite alliance avec toi et avec Israël. » Jéhovah donna donc de nouveau des ordres à Moïse qui se trouvait avec lui sur le mont Sinaï, et lui remit les lois, commandements et ordonnances, qui incombaient à la nation israélite, par son alliance avec l’Éternel. — Exode 34 : 27. Quand Dieu, parfait en sagesse, dicta ces commandements, il voyait les mauvais jours actuels où l’humanité aurait besoin d’un guide sûr et d’une solide espérance vivante. Ceci est ratifié par le texte suivant : « Or, tout ce qui a été écrit d’avance l’a été pour notre instruction, afin que, par la patience, et par la consolation que donnent les Écritures, nous possédions l’espérance. » (Romains 15 : 4) A propos des événements de l’histoire du peuple allié à Dieu, l’apôtre inspiré écrivit : « Ces choses leur sont arrivées pour servir d’exemples [ou d’images], et elles ont été écrites… » pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles. » — I Corinthiens 10 : 11. La rédaction de la Bible, le livre de la liberté et de la vérité, ne fut pas confiée à n’importe quel habile historien profane. Dieu lui-même mit au cœur de ses serviteurs le désir d’écrire ses hauts faits passés et les événements à venir. Il choisit pour cela des hommes intègres, libres, éprouvés, qui se laisseraient docilement guider par lui. Le premier de ces écrivains sacrés fut Moïse. Dieu connaît l’esprit de l’homme et la faiblesse de sa mémoire. Il sait que le diable veut détruire son livre historique. En attendant, le diable s’efforce d’en dénaturer le sens, afin de l’affaiblir de telle sorte que personne ne le prenne au sérieux et que finalement il s’efface du souvenir des hommes. Aussi Dieu ne livra-t-il pas l’éducation spirituelle de son peuple aux hasards de la tradition, chère aux ecclésiastiques religieux, mais il fit écrire un récit authentique, destiné à être soigneusement étudié et analysé à fond pour la connaissance des faits historiques, de leur signification, ainsi que du sens caché des précieux enseignements qu’il contient. L’Éternel ayant fait insérer dans ce livre des informations et des consolations vitales, à l’usage de ceux qui vivraient à la fin du monde, pendant la plus effroyable crise de l’histoire de l’humanité, il devait le protéger jusqu’au temps du besoin, ce qu’il fit, malgré les efforts opiniâtres des ennemis de la liberté pour l’anéantir et maintenir ainsi les peuples dans l’esclavage de l’ignorance. Grâce à l’efficace protection divine, l’apôtre a pu écrire : « Mais la parole du Seigneur demeure éternellement, et cette parole est celle qui vous a été annoncée par l’Évangile. » — I Pierre 1 : 25 ; Esaïe 40 : 8. C’est dans la Genèse, au chapitre 5, verset 1, que pour la première fois il est parlé d’un « livre de la postérité d’Adam ». Il ne nous est pas dit si des annales furent écrites déjà en ce temps-là et connues des anciens, car ce n’est qu’au temps de Moïse, lorsque Dieu l’autorisa à écrire, qu’il est fait allusion aux premiers manuscrits. Il est donc raisonnable d’admettre que, depuis Adam jusqu’à Moïse, les événements furent transmis oralement d’une génération à l’autre, ce que prouve Jéhovah lui-même, qui a dit en parlant d’Abraham : « Car je l’ai choisi, afin qu’il ordonne (car je le connais, et je sais qu’il commandera, Martin) à ses fils, et à sa maison après lui, de garder la voie de l’Eternel, en pratiquant la droiture et la justice, et qu’ainsi l’Eternel accomplira en faveur d’Abraham les promesses qu’il a faites. » — Genèse 18 : 19. Le Tout-Puissant, qui ne peut mentir, veilla à ce que la tradition ne fût pas adultérée par l’ennemi, mais transmise sans adjonctions, ni omissions, ni déformations, par les personnages mentionnés ci-dessus. Il y parvint par la puissance invisible de « l’esprit de vérité » qui agit afin que nous puissions posséder « la consolation que donnent les Écritures ». A propos de l’assistance qu’apporte cet esprit, Jésus déclara : « Mais le consolateur (l’aide, Diaglott), l’esprit saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. » — Jean 14 : 17, 26. L’esprit de Dieu guida pour qu’ils transmettent à la postérité un récit rigoureusement vrai. Ceci est confirmé par le texte suivant : « Car ce n’est pas par une volonté d’homme qu’une prophétie a jamais été apportée, mais c’est poussés par le saint esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu. » (II Pierre 1 : 21) C’est avec Moïse que prit fin la tradition lorsqu’il reçut de Dieu l’ordre d’écrire. C’est donc lui qui écrivit une partie du saint Livre rédigé dans la langue hébraïque, choisie par l’Éternel, et qu’il employa pour écrire de sa main les dix commandements sur des tables de pierre. — Exode 24 : 12 ; 31 : 18. De même que Dieu fit écrire en hébreu les livres canoniques, il veilla à ce que les paroles sacrées qu’il inspira à Jésus et à ses apôtres soient écrites en grec. Avec Jean prit fin la rédaction en grec des livres inspirés constituant, avec les autres écrits bibliques en langue hébraïque, les livres canoniques faisant autorité. A l’origine, les soixante-six livres de la Bible furent écrits sur des rouleaux de parchemin ou sur du papyrus. Chacun sait qu’on a donné à ces copies le nom de manuscrits parce qu’elles étaient écrites à la main. Il n’existe plus aucun des écrits originaux autographiés des scribes inspirés autrefois par Dieu, mais l’auteur des vérités scripturales prit les dispositions nécessaires pour que subsistassent des copies rigoureusement conformes aux originaux. Les Hébreux, notamment, exécutèrent ce travail avec des soins méticuleux, tant était grand leur souci de ne pas falsifier les Ecritures hébraïques. Plusieurs de ces scrupuleuses reproductions parvinrent jusqu’à nous, malgré les croisades de l’Inquisition qui détruisirent un grand nombre de ces copies de la parole divine. Les efforts des ennemis de la lumière furent vains, car les méchants sont « comme l’herbe : l’herbe sèche, et la fleur tombe. Mais la parole de notre Dieu subsiste éternellement » en dépit de la fureur des religieux décidés à l’anéantir. — Esaïe 40 : 7, 8. On fit non seulement de nombreuses copies des écrits grecs des apôtres et disciples inspirés par Christ, mais on traduisit nécessairement ces écrits en d’autres langues pour instruire les peuples, car Jésus avait donné le commandement suivant : « Allez, enseignez toutes les nation leur apprenant à garder tout ce que je vous ai commandé. » (Crampon) « Et vous serez mes témoins à Jérusalem et dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’au bout de la terre. » (Matthieu 28 : 19, 20 ; Actes 1 : 8, Darby) Aux traductions des Ecritures, d’après les originaux hébreux et grecs, en diverses langues, on a donné le nom de version. On continua à copier et à traduire les textes sacrés jusqu’au quinzième siècle, vers le milieu duquel l’imprimerie fit son apparition. Les chrétiens furent les premiers à utiliser, de préférence, au lieu de rouleaux, des manuscrits présentés sous forme de livres dont les feuillets étaient protégés par une couverture à peu près semblable aux reliures modernes. Les anciens donnèrent à ce genre de livres manuscrits le nom de codex. Dans la seconde moitié du quatrième siècle après J.-C., parut un codex de ce genre, connu aujourd’hui sous le nom de Manuscrit du Vatican N° 1209. Il est admis qu’il fut écrit en Egypte. Ce livre figura pour la première fois dans le catalogue de la bibliothèque vaticane en 1481. Il contenait à l’origine tous les livres de la Bible, en grec et non en latin ; mais plusieurs furent perdus, entre autres l’Apocalypse. Il n’a jamais contenu les livres apocryphes des Macchabées. Ses pages sont divisées en trois colonnes. Longtemps le Vatican refusa aux théologiens, exégètes, philosophes et autres spécialistes des questions bibliques, même à l’érudit comte Tischendorf, l’autorisation de le consulter, ne fût-ce qu’à la hâte. Enfin, en 1868, les autorités papales publièrent d’abord une édition du soi-disant « Nouveau Testament » de ce fameux manuscrit 1209, et dans les années qui suivirent, des volumes contenant le soi-disant « Ancien Testament ». En 1889 et 1890, toutes ces publications furent appuyées par un fac-similé photographique reproduisant le manuscrit original complet. Après le manuscrit du Vatican N° 1209, le second manuscrit le plus important est le manuscrit du Sinaï, datant du IVe siècle. Découvert en 1859 par le comte Tischendorf au monastère gréco-catholique du Mont Sinaï, en Arabie, il est conservé au British Museum de Londres depuis 1933. Rédigé en grec, il contenait à l'origine la Bible entière, dont le Nouveau Testament est pratiquement complet, incluant l'Apocalypse, avec quatre colonnes par page. Le manuscrit d’Alexandrie, écrit au cinquième siècle en Egypte et figurant au troisième rang, a été apporté d’Alexandrie à Constantinople (Istamboul) en 1621 par le patriarche grec Cyril Lucar, qui l’offrit au roi Jacques 1er d’Angleterre, le monarque qui fit faire la version de la Bible dite du roi Jacques. Mais celui-ci mourut avant que ce don lui parvînt. Son fils Charles 1er, qui lui succéda, reçut le manuscrit en 1627. Il est au British Museum de Londres. A l’origine il contenait tous les livres de la Bible écrits en grec. En 382, Eusèbe Hiéronymus, connu sous le nom plus bref de Jérôme, entreprit de revoir les anciennes versions latines de la Bible. Il se mit tout d’abord à traduire du grec original et d’après la Version Grecque des Septante, mais finalement il se servit aussi de l’original hébreu. La version latine de Jérôme, révisée depuis, est appelée « La Vulgate latine ». Ce fut le premier livre que Gutenberg imprima à Mayence en Allemagne en 1456. Elle est connue sous le nom de « Bible Mazarine ». Jean Wycliffe traduisit le premier la Bible en anglais, de 1382 à 1384. Cette version fut écrite à la main. La première Bible anglaise complète, mise sous presse en 1535, fut celle de Myles Coverdale. Elle avait été commencée par William Tyndale qui attendait en prison sa mise à mort par les inquisiteurs romains. D’autres versions anglaises suivirent, mais la plus populaire de toutes a été celle du roi Jacques — la Version autorisée — éditée en 1611. La version anglaise catholique de Douay a été achevée en 1610. Au début du dix-neuvième siècle furent fondées les Sociétés bibliques anglaises suivantes : la « British and Foreign Bible Society » et la « New York Bible Society » en 1804, la « Philadelphia Bible Society » en 1808, l’« American Bible Society » en 1816. La « Watch Tower Bible and Tract Society » fut légalement constituée en 1884, mais le périodique « The Watch Tower » paraissait depuis juillet 1879. La Société Tour de Garde propagea également la Bible et un ouvrage fort utile intitulé « Emphatic Diaglott » par Benjamin Wilson, de qui, plus tard, l’on acheta les clichés et les droits de publication. Le Diaglott donne le texte grec original depuis l’évangile selon Matthieu jusqu’à l’Apocalypse, d’après la révision du Dr J.J. Griesbach. Au-dessous de chaque ligne ce texte est répété mot à mot en anglais. A droite de chaque page une colonne contient une traduction nouvelle et accentuée en anglais courant (voir page 43) due à l’auteur de l’Emphatic Diaglott, mais elle n’est pas rigoureusement conforme au texte grec de Griesbach, elle reproduit de préférence le manuscrit du Vatican N° 1209, le plus ancien et le plus précieux de tous, et qui n’était pas publié au temps de J.J. Griesbach. Quand le manuscrit précité comporte des lacunes, l’auteur du Diaglott utilise un autre manuscrit du Vatican portant le N° 1160, et celui d’Alexandrie. En 1942 la Société Tour de Garde commença à répandre une Bible éditée par elle, le texte en est absolument semblable à celui de la version du roi Jacques, mais enrichi d’une concordance, d’appendices, etc. Les religionistes prétendent que sans le catholicisme les chrétiens ne posséderaient plus la Bible, car « cette organisation a été choisie par Dieu pour être la gardienne de la vérité ». Cette impertinente prétention blasphématoire est aussi insensée que dénuée de tout fondement. Ces dévoyés s’attribuent stupidement un honneur qui ne peut revenir qu’à Dieu. Comment l’Auteur de la sainte Bible pourrait-il confier à un homme, ou à un groupe d’hommes tarés et éphémères, le soin de protéger sa parole éternelle ? Lui-même en est le défenseur et le propagateur qui en assura la diffusion dans le monde entier, malgré les efforts des religionistes pour la détruire ou l’adultérer. |


